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Le Jardin de Corail, petit coin de paradis sous la mer, menacé


Rédigé le Mercredi 19 Avril 2017 à 11:51 | Lu 1801 fois



Découvrez un vrai petit paradis quelques mètres sous la surface de l'eau

Plongée au Jardin de Corail dans la Réserve Cousteau
Plongée au Jardin de Corail dans la Réserve Cousteau
Plongeurs, snorkelers, apnéistes , n'avez vous jamais rêvé de trouver un petit coin de paradis sous la mer ?

Un endroit où l'eau avoisine les 30°C ?

Un endroit où, à peine la tête sous l'eau, on peux voir des poissons dans tous les sens, sans même avoir besoin de les chercher ?

Un petit coin pleins de couleurs qui émerveille aussi bien petits et grands ?

Et bien ne cherchez plus, nous l'avons trouvé pour vous !

Ce petit coin, situé au cœur de la Réserve Cousteau, s’appelle le Jardin de Corail !
 

Faire une plongée sous marine sous le regard du Commandant Cousteau

Anémone Jardin de Corail
Anémone Jardin de Corail
Mais avant de vous parler d'un des spots de plongée préféré des plongeurs d'Atlantis Formation, laissez moi vous expliquer pourquoi le célèbre Commandant Cousteau patronnera votre plongée. 

Parce que l'explorateur océanographique français, capitaine de la Calypso, n'a pas seulement donné son nom à ce lieu qu'il a bien connu mais, vous découvrirez en lisant ce qui suit, qu'il y était même présent ! Voici son histoire.

L'origine de la venue du commandant Jacques Yves Cousteau en Guadeloupe est l'essai de la navette plongeante SP-350 surnommée "Denise".

Lors de cet essai, un problème sur les batteries obligent le commandant Cousteau et ces deux amis à stopper leur étude.

Alors qu'ils attendent la fin des réparations, ils décident de plonger sur les Ilets Pigeons. 

Saisi par la beauté paradisiaque de ces fond s sous-marins, le commandant Cousteau demande alors le classement de ce lieux en réserve naturelle. Il n'en faudra pas plus pour que le nom de Cousteau soit associé à ce lieu où vous allez effectuer une plongée : La Réserve Cousteau

La "Réserve Cousteau" fait aujourd'hui partie du parc national de la Guadeloupe.

Créé il y a maintenant une trentaine d'années, le parc a pour but de protéger ce petit coin de paradis sous marin. C'est pourquoi il mettent en place des règles interdisant la pêche, la chasse mais aussi l'ancrage des bateaux. Ces nombreuses règles permettent aux poissons mais surtout aux coraux de se développer d'avantages.

Afin de rendre hommage au commandant Jacques Yves Cousteau, le Parc National de Guadeloupe a coulé le buste du commandant Cousteau dans la Réserve Cousteau, très exactement sur le site du jardin de corail ! 

Le Jardin de Corail : présentation des lieux

Poisson Ange Français Jardin de Corail (French angel fish) Pomacanthus paru
Poisson Ange Français Jardin de Corail (French angel fish) Pomacanthus paru
Les bateaux s'accrochent sur une bouée ancrée sur 3 à 5m de profondeur.

En descendant sous le bateau vous tombez directement sur un magnifique plateau corallien.

Sur la droite de ce plateau de corail ressort un banc de sable qui s'étend de 6/7m à environ 14m de profondeur.

C'est au milieu de ce banc de sable que se trouve la statue du Buste de Cousteau sur 12m de fond, coulé en 1998.

Ce banc de sable vous emmène droit sur un tombant qui descend à une profondeur d'environ 40m.

Balade dans le jardin de Corail de la Réserve Cousteau : l'Eden est habité

Tortue Jardin de Corail
Tortue Jardin de Corail
Une fois au bout de cette langue de sable la balade idéale est de partir quelques minutes tombant main gauche afin de trouver un banc de Platax, de magnifiques et rares poissons gris rayés de noir.

Une fois ces poissons trouvés vous pouvez aisément repartir avec le tombant main droite pour vous diriger sur la Pointe Carangue, qui porte bien son nom car c'est l'endroit où l'on trouve d'immense banc de Carangues.

Continuez votre balade dans cette direction, pensez à regarder entre les éponges barriques et tubulaires, vous y verrez sûrement des langoustes et des murènes tachetés.

Votre chemin croisera peut être la route d'Anges Français qui se baladent souvent par deux, de Grand Barracuda ou de Thazard en chasse.

Si vous avez l'œil vous pourrez voir des petites Limaces Frisées ou un Poisson Pierre et même les Blenny Secrétaires cachés dans le Corail Cerveau !

Pour le retour au bateau remontez sur les 8-10m, en longeant le long de l'ilet vous trouverez de petites cassures dans le tombant où se cachent quelques poissons comme le poisson Lion. Vous verrez aussi des poissons Trompette, poissons Coffre, Perroquets etc...

Une fois revenus dans 6m d'eau vous pouvez faire votre palier de sécurité tout en vous baladant sur le plateau corallien où se trouve le mouillage des bateaux, vous pourrez y voir des poissons papillons ainsi que des oursins diadème accompagnés de leurs petits crabes araignées, des crevettes ...

Le plus difficile sera sûrement de sortir la tête de l'eau et quitter ce petit coin de paradis

Voici un petit plan du Jardin de Corail

Visualisation Jardin de Corail
Visualisation Jardin de Corail

Mais qu'est-ce-que c'est le corail ? Un animal !

Poisson Capitaine jardin de Corail (Hogfish) Lachnolaimus maximus
Poisson Capitaine jardin de Corail (Hogfish) Lachnolaimus maximus
Le corail est un animal ! 

De la famille des cnidaires, il a une forme simple.

Un cnidaire se compose d'un pied ancré sur une base solide (un rocher par exemple), suivi d'une bouche puis de tentacules urticantes qui lui servent à capturer des organismes microscopiques ainsi que des débris organiques pour se nourrir.

Il existent plusieurs types de coraux, il y a ceux qui vivent seuls et fixés : polypes, et ceux qui vivent en colonies et fixés : hydraires.

Qu'ils vivent seuls ou en colonies, les coraux se construisent un exo squelette en calcaire afin de se protéger.

Ils vivent également en symbiose avec une algue unicellulaire nommée zooxanthelle, qui réalise la photosynthèse. C'est elle qui va donner sa couleur au corail.

C'est un animal très fragile, la croissance du corail dépend de nombreux facteurs : lumière, température, pH, nutriments... C’est pourquoi les récifs coralliens sont extrêmement sensibles aux changements actuels de notre environnement. 

Pourquoi le corail est-t'il en train de mourir ?

Sole carrelet Jardin de Corail (Peacock Flounder) Bothus Lunatus
Sole carrelet Jardin de Corail (Peacock Flounder) Bothus Lunatus
Selon le CNRS (centre national de recherche scientifique) il existe plusieurs causes qui expliqueraient le blanchiment et donc la mort du corail.

La première cause : perturbations locales comme la pollution, sédimentation, aménagement des côtes, développement urbain côtier, surpêche, trafic maritime, prolifération d’espèces invasives... Qui étouffent les récifs coralliens.

La seconde : réchauffement des eaux, une élévation de moins d’un degré Celsius au-delà d’une valeur seuil pendant quelques semaines suffit à provoquer un phénomène visible à l’œil nu : le blanchissement des coraux, qui correspond à la rupture de la symbiose corail/microalgue (zooxanthelles) et peut provoquer rapidement des mortalités importantes de coraux.

La troisième : l'acidification des eaux. Cette acidification des océans perturbe la formation du squelette corallien et de nombreuses autres fonctions biologiques comme la reproduction. Elle est causée par les importantes émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Ces gaz en excès perturbent la chimie des océans, les rendant plus acides. Depuis le siècle dernier, l’acidité des eaux a augmenté d’environ 30% en moyenne. Ce phénomène affecte essentiellement la vitesse de calcification des coraux, et donc la croissance du récif.


Fragile, agressé mais le corail peut encore s'en sortir si ses bourreaux se font médecins

Chevalier ponctué juvénile Jardin de Corail (Jackknife Fish) Equetus Lanceolatus
Chevalier ponctué juvénile Jardin de Corail (Jackknife Fish) Equetus Lanceolatus
Quelle que soit la cause, perturbation locale, hausse de la température ou acidification de l'eau, le corail lui reste un être fragile qui ne tolère pas de gros changements dans son environnement.

Selon une étude financée par l'UNEP (United Nations Environment Programme) basée sur des prédictions scientifiques climatiques, les récifs du monde commenceront, en moyenne, à subir un blanchissement annuel en 2043.

Mais rien n'est perdu
"Les projections nous montrent où nous avons encore le temps d'agir avant qu'il ne soit trop tard. Elles permettent aux conservateurs et aux gouvernements de donner la priorité à la protection des récifs qui peuvent encore avoir le temps de s'acclimater à nos mers qui se réchauffent"

affirme Erik Solheim, directeur exécutif du l'UNEP.

Que faire pour remédier à la situation ?

Eponge Barrique Jardin de corail (Netted Barrel Sponge)
Eponge Barrique Jardin de corail (Netted Barrel Sponge)
Aujourd'hui grâce aux études menées par l'INEE (institué écologie et environnement) nous savons que les récifs abritent 30% de la biodiversité marine connue à ce jour. 46% des récifs sont en bonne santé mais, 20% des récifs sont aujourd’hui détruits. 15% sont sérieusement affectés et risquent de disparaître d’ici 10 ans et 20% sont menacés de disparition dans moins de 40 ans

Les océans nous fournissent des services écologiques fondamentaux, dont celui de régulateurs du climat.
Ils absorbent plus de 90 % de la chaleur générée par les activités humaines et environ 30 % des émissions de CO2, tout en générant près de la moitié de l’oxygène que nous respirons d'après le ministère de l'écologie.

Il est donc crucial que chacun d'entre nous mette la main à la pâte pour améliorer la situation car ce n'est pas seulement pour les coraux mais aussi pour nous que nous le faisons ! Chacun de nos faits et gestes ont un impact sur l'environnement. Que nous vivions près de l'océan ou à l'intérieur des terres, nous pouvons tous faire quelque chose pour lutter contre la perte de nos récifs coralliens.

Aussi infime que puisse paraître notre action, elle peut tout changer si tout le monde y met du sien !

Voici quelques actions faciles à mettre en place au quotidien :

- Réduire ces émissions de CO2. Covoiturage, bus, vélo ou encore marche à pied sont des solutions pour se rendre au travail. Si vous deviez acheter une nouvelle voiture préférez les hybrides ou électriques. Enfin trouvez des moyens d'économiser l'énergie de votre maison, et si c'est possible passez à l'énergie renouvelable !
- Manger moins de viande. Les fermes animalières sont responsables de 21% des émissions de gaz à effets de serre en 2015. On ne vous demande pas de devenir végétariens mais le simple fait de ne manger de la viande plus qu'un jour par semaine peut sauver 7000 litres d'eau et évitera des émissions de gaz égales à un tour de voiture d'environ 500 km !
- Utiliser des produits écologiques pour votre jardin. En effet, pesticides et autres produits que l'on met dans notre jardin afin de mieux faire pousser nos plantes finissent tôt ou tard dans l'océan. Par exemple en Guadeloupe, entre 1972 et 1993 était utilisé sur les plantations de bananes -entre autre- un pesticide organochloré maintenant interdit. Aujourd'hui les côtes guadeloupéennes sont touchés par la chlordécone, molécule toxique présente dans ce pesticide qui a contaminé aussi bien l'eau que les poissons !
- Lorsque vous allez à la plage, veillez à bien choisir votre crème solaire, en effet, selon une étude publiée dans l'Environmental Health Perpectives certaines crèmes solaires contiennent des substances tel que l’oxyde de zinc et le dioxyde de titane, qui filtrent les U.V. et détruisent la zooxanthelle. Il suffit de 20 minutes de baignade pour que 25 % des composants de la crème solaire se répandent dans l'eau de mer, c'est ainsi que chaque année plus de 4.000 tonnes de résidus de crèmes solaires se dépose sur les récifs coralliens !
- Récupérez vos déchets plastiques ! Lorsque vous allez à la plage, pensez à prendre un sac et ramener vos déchets pour les jeter à la poubelle. En effet on estime que chaque année 4 milliards de tonnes de déchet sont produits et que chaque seconde 100 tonnes de déchets finissent en mer. On parle même d'un "septième continent". Or ces déchets plastiques ne disparaissent pas, ils deviennent microscopiques et selon l'étude mené par l'université James Cook en Australie les coraux mangent le plastique à un rythme à peine inférieur à celui auquel ils consomment habituellement le plancton, et comme ils ne peuvent pas digérer le plastique, ils en meurent.
- Plongeurs, snorkelers et apnéistes, lorsque vous pratiquez vos activités- même hors réserve naturelle, habituez vous à ne rien toucher ou bien même ne pas ramasser les petites choses de la mer, coraux, cailloux et coquilles de coquillages qui deviennent par la suite l'habitat de petits poissons. Veiller aussi à ne rien casser, faites donc attention où vous posez vos pieds !

Les gouvernements et associations mettent également en place des projets afin de sauver les récifs coralliens. Le parc national de la Guadeloupe, par exemple, procède à des boutures de coraux dans la réserve Cousteau, sur les Ilets Pigeons près du jardin de corail.

Dans d'autres pays on procède à la création de récifs artificiels (épave par exemple) afin de favoriser la fixation de la faune et de la flore. Le CNRS à mis en place une expédition pour étudier de manière approfondie les récifs coralliens et leur évolution face au changement climatique et aux pressions anthropiques et encourager pour des mesures concrètes !

Des sites et pages facebook tel que ocean-climate sont mis en place par le CNRS afin de montrer les conséquences du changement climatique sur les océans.

Parlez en à votre entourage pour que le monde soit au courant et que chacun agisse ;)

Le Jardin de Corail, petit coin de paradis  sous la mer, menacé

Une plongée à Bouillante dans la Réserve Cousteau en symbiose dans le Jardin de Corail

Mais pour sensibiliser d'avantage à la protection des coraux et des océans rien de tel que de faire une plongée bouteille pour découvrir la beauté des fonds sous marins.

C'est encore plus beau en vrai qu'à la télé et même les plus septiques craqueront.

Le club de plongée Atlantis Formation propose de vous emmener faire
  1. votre baptême de plongée
  2. une plongée d'exploration

sur le site du jardin de corail afin de découvrir toute cette biodiversité sous marine.

Vous pouvez nous contacter pour une plongée pas comme les autres





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La réserve Cousteau après le passage de l'ouragan Maria
Publié par Vincent Meurice le 02/10/2017 à 14:39 | 0 Commentaire
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